Jureriez-vous sur la tête de votre webmaster que votre site n'est pas à risque ?

Les dangers d'un site web construit sur un CMS

Ou pourquoi faire simple quand on peut facilement tout compliquer ?

En matière de site web, vous avez probablement entendu parler de WordPress, de Joomla, de Drupal ou de SPIP, vous permettant de modifier vous-même les pages de votre site, grâce à une interface simple et intuitive… c'est ce que l'on appelle un CMS.

Qu'est-ce qu'un CMS ?

CMS (Content Management System ou système de gestion de contenu) désigne un type de logiciel, le plus souvent gratuit et dont le code est disponible sur le net, qu'un webmestre se contente de télécharger et de paramétrer sur votre hébergement web.

Composé d'une partie publique (le site web) et d'une partie privée servant à l'édition des pages (le « back-office » ou « administration »), il est particulièrement adapté aux entreprises dont le contenu éditorial est fort et hiérarchisé.

Conçus au départ pour des journaux ou agences de presse, ces logiciels, bien que gratuits, permettent de gérer des centaines de publications par jour et la mise en place d'un schéma éditorial complexe (rédacteurs, sous-rédacteurs, contributeurs, administrateurs, rédacteurs en chef, etc.).

Souvent valorisés par certains webmestres, les CMS permettent de créer un site web en quelques heures et laissent le propriétaire libre de modifier les pages à sa guise.

Salle de rédaction de presse, l'univers d'origine des CMS

Seulement voilà, si l'idée peut séduire un chef d'entreprise, le jeu en vaut-il la chandelle ?

Un premier constat : la complexité des CMS en font, sauf entre des mains particulièrement expertes et donc onéreuses, de véritables passoires en terme de sécurité.

Les pirates, hackers et autres gredins scannent en quelques dizaines de minutes des centaines de serveurs à la recherche de failles de sécurité - et il s'en découvre tous les jours - sur des CMS connus, puis remplacent votre page d'accueil par le portrait d'un personnage disgracieux, bloquent toute navigation du site, envoient du spam en votre nom, ou pire, récupèrent des données personnelles de vos clients, ce qui vous expose à des sanctions de la CNIL au titre du RGPD, voire à des poursuites.

Un chiffre pour situer l'enjeu : WordPress fait tourner à lui seul près de 43 % des sites de la planète, et environ 60 % de ceux qui reposent sur un CMS. Cette omniprésence a un revers : c'est aussi la cible numéro un des pirates. Et le maillon faible n'est presque jamais le logiciel lui-même : 97 % des failles proviennent des extensions et des thèmes greffés par-dessus, ceux-là mêmes qui rendent le CMS « simple » à utiliser.

Quant à Google, la sanction sera rapide : funérailles de votre site web à la 666e page voire blacklistage définitif.

Un deuxième constat : les entreprises ont rarement le temps de modifier elles-mêmes leur site web. Ce n'est pas leur cœur de métier. Les possibilités graphiques sont limitées et la simplicité d'utilisation tant vantée se facture en réalité en heures de formation…

À cela s'ajoute une corvée sans fin : un CMS doit être mis à jour en permanence - le cœur, les extensions, les thèmes - sous peine de rouvrir la porte aux pirates. Négliger ces mises à jour quelques semaines suffit parfois à faire tomber un site.

Formation qui devrait être complétée par les fondamentaux de la rédaction web : cohérence sémantique, poids des mots clés, lisibilité par les internautes, balisage du contenu, etc. Quelques maladresses en la matière suffisent à nuire à la visibilité du site.

Pirate informatique exploitant une faille de sécurité d'un CMS

Avez-vous vraiment besoin de créer dix schémas hiérarchiques de publication, de gérer trente versions linguistiques ou de créer cinquante catégories d'utilisateurs de votre site ?

Un troisième constat : si les CMS sont fournis gratuitement et prêts à l'emploi, accompagnés généralement de thèmes graphiques alléchants, la moindre modification du système s'avère bien plus compliquée : en économisant sur la main d’œuvre à la mise en place, on se retrouve vite à dépenser des ressources à la moindre personnalisation ou modification du CMS standard.

Osons une comparaison !

Une pizzeria vendant des pizzas industrielles surgelées peut parfaitement fonctionner. Jusqu'au jour où un client demandera la même pizza, mais sans lardons. Retirer à la main un à un les lardons de la pizza une fois cuite ? L'attaquer au burin avant enfournage ?

N'est-il pas plus simple et finalement plus savoureux de faire soi-même sa pizza, en fonction des attentes du client ?

Chez Koro Marketing, parce que nous avons toutes les compétences requises en programmation (PHP/MySQL, JavaScript) nous avons fait le choix de créer des sites web avec notre propre code. Nous n'avons pas besoin de copier-coller du code existant ou de décongeler un CMS.

Certains clients veulent pouvoir modifier certaines pages eux-mêmes ? Nous mettons en place un éditeur en ligne, à la demande du client, sur des pages bien définies (les pages de promotions ou d’événements en particulier) dont le contenu ne pourra pas nuire au référencement du site et dont nous pouvons modifier les fonctionnalités en fonction des attentes du client. En tant qu'auteur de la recette, nous pouvons la modifier sans souci !

Quand un CMS peut-il vous être utile ?

Soyons justes : entre de bonnes mains, tenu à jour et bien configuré par un professionnel, un CMS reste un choix parfaitement valable. Pour un blog nourri régulièrement, une boutique en ligne ou un site à très fort volume éditorial, c'est même souvent la meilleure option. Le problème n'est pas l'outil : c'est de le déployer sans en mesurer les contraintes.

Solution surdimensionnée pour un site d'hôtel ou de camping, un CMS peut néanmoins être utile si vous souhaitez, en parallèle de votre site web officiel, publier des contenus supplémentaires.

Contactez-nous pour savoir si vous avez besoin d'un CMS, nous vous aiderons à faire un choix solide, valable pour les années à venir.

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